Un coin d’automne gourmand et abordable 


Une association engagée promouvant la culture sous toutes ses formes, met à l’honneur l’alimentation végétarienne, mais pas seulement, dans son marché gourmand.  

Le marché Gourmand au campus Lettres [Photo : Sasha Bacquey]

Alors qu’octobre et novembre jouissent d’une réputation morose, certains réussissent à trouver de quoi égailler les premiers mois d’automne. “La culture ambulante”, une association créée par des étudiants en études culturelles, propose une parenthèse chaleureuse en plein centre du campus Lettres. 

Le fruit d’un investissement

Ce fût un projet commun et solidaire. Le professeur à l’origine de l’événement, Hocine Chabira a guidé et conseillé les étudiants tout au long de l’élaboration du projet. Il se décrit lui-même comme un « metteur en scène, là pour faire avancer le projet dans la bonne direction ». Il y en avait pour tous les goûts, dans le secteur alimentaire principalement, mais aussi dans le secteur du bien-être. L’épicerie bio “les plantalies” proposait des baumes naturels, du miel ou des sirops. Un stand d’impression en sérigraphie sur tote-bags était aussi proposé. 

L’organisation aura nécessité pratiquement un an selon Eva, étudiante et membre de « la culture ambulante » qui se dit très contente du résultat, du nombre de participants et de l’ambiance conviviale créée sur le parvis de la faculté. 


Plus au quotidien 
Aussi invité à l’occasion du marché et en cette journée de l’alimentation, Antoine Lambois, représentait le système des AMAPS (association pour le maintien de l’agriculture paysanne) plus précisément celle de la Vallotte. Le système regroupe des producteurs locaux, pas uniquement de légumes mais aussi par exemple de fromage ou de pain, qui cherchent à gagner en visibilité. Les adhérents des AMAPS s’engagent auprès des producteurs de leurs choix à consommer un panier de produits de saison par semaine. 

Stand "Les semeuses" [Photo : Sasha Bacquey]

Un projet pertinent


Les deux stands de chaque côté de l’entrée du parvis regorgeaient de légumes de saison : poivrons, citrouilles, carottes mais aussi courges, choux rouges, ou ail. Le tout à des prix abordables, car cela reste l’objectif de l’événement. Un foodtruck proposait aussi des plats végétariens, également à des prix adaptés aux étudiants avec un plat à 4.50€. 

En 2024, 36% des étudiants interrogés par l’IFOP disent sauter de temps en temps ou souvent un repas, par manque d’argent, renforçant le sens d’un tel événement. Même pour ceux qui ne sont pas dans le besoin, les produits locaux restent la plupart du temps un luxe et souvent une rareté dans les magasins. Au marché gourmand, pas besoin de dépenser des fortunes pour un bon repas. Les prix sont là à titre indicatif et « les semeuses », un collectif paysan, proposait un panier soupe complet, fixé à 3€. 

La distribution de soupes gratuites a quant à elle rencontré un grand succès, puisque la quantité réalisée par les étudiants était déjà écoulée à midi, une demi-heure seulement après l’ouverture de l’évènement. 

Cette parenthèse en plein cœur du campus a plu aux étudiants qui décrivent le marché comme sympathique, festif, et champêtre. Ils seraient favorables à le voir revenir l’année prochaine pour une 4e édition. 

 Sasha BACQUEY